Méthode PROVIALP

Le projet Provialp qui a débuté en Juin 2005, s'est terminé en Décembre 2007. Il a été développé par deux partenaires, ARPA Piemonte pour l’Italie et le Cemagref (Grenoble) pour la France (ARPA-Cemagref, 2008). Le projet concernait la protection des réseaux routiers de l'espace alpin par rapport aux phénomènes de chute de rochers. Dans ce but, ARPA a mis au point (en coopération avec le Polytechnique de Turin) une méthodologie d'évaluation rapide de l’aléa  (ou mieux des risques potentiels, le facteur temps n’étant pas considéré). L'objectif de la méthode est de permettre un accès rapide et peu coûteux basé sur les démarches suivantes:

  1. Identification préliminaire des zones où l'étude est applicable ;
  2. Relevé géologique et structural rapide le long des axes de la vallée ;
  3. Définition d'une méthode mécanique probabiliste pour déterminer sur la base du relevé structurel, l’aléa associé à la probabilité de rupture dans le massif ;
  4. Analyse balistique en trois dimensions, avec un logiciel de simulation pour évaluer les zones d’invasion ;
  5. Combinaison de la probabilité de rupture et d’invasion (zonage des zones atteintes), pour obtenir une évaluation globale de l’aléa, ou mieux des risques potentiels ;
  6. Conclusions sur la vulnérabilité.

 

Le  scénario ci-dessus a été ensuite appliqué à certaines régions pilotes du territoire du Piémont.

La méthode de la mécanique probabiliste est basée sur l’approche de l'équilibre limite et de la technique probabiliste de Monte Carlo. A partir de la distribution des données structurelles, on évalue la probabilité du détachement en glissement plan, basculement... Cette probabilité ne prend pas en compte le facteur temps.
L'analyse de la propagation avec le modèle en trois dimensions, est basée sur les principes de la cinématique du point. Les trajectoires peuvent être composées de traits de roulement et de rebond. La probabilité de séparation et de propagation est combinée à travers un index de risque qui tient en compte de ces probabilités, mais aussi de l'énergie et du nombre de blocs qui traversent des cellules de 10 x 10 m.